ORGANISATION ET FONCTION DE L'UNCCD

Principales questions examinées au cours des sessions

  • Programme de développement durable à l’horizon 2030 : incidences pour la Convention
  • Suivi des cadres directifs et des questions thématiques
  • Mobilisation d’investissements supplémentaires et relations avec les mécanismes financiers
  • Connaissances scientifiques et prise de décision : Rapport et recommandations du CST
  • Tables rondes ministérielles/de haut niveau
  • Participation des OSC et du secteur privé dans les rencontres et processus de la CNULCD     Savoir plus…

Organigramme de la Convention

L’organigramme qui suit présente les divers organes et entités associés à la mise en œuvre de la Convention.

Principaux jalons dans la mise en œuvre de la Convention

La ligne du temps suivante rend compte des événements qui ont marqué la mise en œuvre de la CNULCD depuis sa signature.

BILAN DE LA CdP 13

Compte-rendu de la CdP 13

La CdP 13, qui s’est tenue à Ordos, en Chine, en septembre 2017, a accueilli 1200 participants[1], et vu l’adoption de 36 décisions[2]. Le Comité de la science et de la technologie (CST) et le Comité pour l’examen de la mise en application de la Convention (CRIC), les deux organes subsidiaires de la Convention, se réunissaient en parallèle. Les sections suivantes présentent un sommaire des principaux points discutés lors de ces rencontres.

[1] ISDD, Bulletin des Négociations de la Terre, résumé de la CdP 13, en ligne : Savoir plus…

[2] Rapport de la Conférence des Parties sur sa treizième session, tenue à Ordos (Chine) du 6 au 16 septembre 2017, Deuxième partie : Mesures prises par la Conférence des Parties à sa treizième session, en ligne : Savoir plus…

Cadre stratégique de la Convention 2018-2030

L’un des points saillants de la CdP 13 a été l’adoption du Cadre stratégique de la Convention (2018-2030)[1], qui fait suite au Plan-cadre stratégique décennal visant à renforcer la mise en œuvre de la Convention (2008-2018). Son contenu a été déterminé en tenant compte d’autres travaux internationaux, notamment menés lors du Sommet Rio+20, et s’aligne particulièrement sur le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et le Programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement.

D’une manière générale, le Cadre a pour objet de prévenir, réduire et faire reculer la désertification et la dégradation des terres, d’atténuer les effets de la sécheresse et de s’efforcer de parvenir à un monde sans dégradation des terres. Il cible 5 objectifs stratégiques, précisés dans chaque cas par une liste des mesures prises pour leur mise en œuvre et des effets escomptés. Le tableau ci-dessous compare les objectifs stratégiques du nouveau cadre avec ceux du précédent.

[1] Décision 7/COP.13, en ligne : Savoir plus…

Comparatif des cadres stratégiques 2008-2018 et 2018-2030

Objectifs Plan-cadre stratégique 2008-2018

Objectifs Cadre stratégique 2018-2030

1

Améliorer l’état des écosystèmes touchés.

1

Améliorer l’état des écosystèmes touchés, lutter contre la désertification et la dégradation des terres, promouvoir la gestion durable des terres et favoriser la neutralité en termes de dégradation des terres

2

Améliorer les conditions de vie des populations touchées

2

Améliorer les conditions de vie des populations touchées

  

3

Atténuer les effets de la sécheresse, s’y adapter et les gérer, afin de renforcer la résilience des populations et des écosystèmes vulnérables

3

Dégager des avantages généraux d’une mise en œuvre efficace de la Convention

4

Faire en sorte qu’une mise en œuvre efficace de la Convention procure des avantages pour l’environnement mondial

4

Mobiliser des ressources en faveur de la mise en œuvre de la Convention par l’instauration de partenariats efficaces entre acteurs nationaux et acteurs internationaux

5

Mobiliser des ressources financières et non financières importantes et additionnelles en faveur de la mise en œuvre de la Convention par l’instauration de partenariats mondiaux et nationaux efficaces

Les objectifs stratégiques

Ils guideront l’action de toutes les parties prenantes et de tous les partenaires au titre de la Convention pendant la période 2018-2030. La réalisation de ces objectifs contribuera à la concrétisation de la vision générale du Cadre stratégique de la Convention. Le tableau suivant détaille les effets escomptés pour chacun des objectifs.

Le Cadre stratégique prévoit les modes de transmission d’informations des Parties relativement aux objectifs, et aux indicateurs de progrès pour chacun des objectifs, ainsi qu’à la réalisation de l’ODD 17 concernant la revitalisation du partenariat mondial pour le développement durable, en particulier dans les domaines de la technologie et du renforcement des capacités. Savoir plus…

Objectifs stratégiques et effets escomptés

Objectif stratégique 1 : Améliorer l’état des écosystèmes touchés, lutter contre la désertification et la dégradation des terres, promouvoir la gestion durable des terres et favoriser la neutralité́ en termes de dégradation des terres

Effet escompté 1.1

 

La productivité des terres et les services fournis par les écosystèmes qui y sont liés sont maintenus ou améliorés.

Effet escompté 1.2

 

Les écosystèmes touchés sont moins vulnérables et la résilience des écosystèmes est renforcée.

Effet escompté 1.3

Des cibles nationales volontaires de neutralité en termes de dégradation des terres sont fixées et adoptées par les pays qui le souhaitent, des mesures sont définies et mises en œuvre pour atteindre ces cibles, et les systèmes de suivi nécessaires sont mis en place.

Effet escompté 1.4

Les mesures à prendre en faveur de la gestion durable des terres et de la lutte contre la désertification et la dégradation des terres sont partagées, encouragées et appliquées.

PRINCIPALES THEMATIQUES CdP 14

ODD 15 et neutralité en matière de dégradation des terres

En 2015, la communauté internationale, sous l’égide des Nations unies, adoptait le Programme de développement durable à l’horizon 2030, comprenant 17 objectifs. L’Objectif 15 (ODD 15), et plus particulièrement sa cible 15.3 prévoient de lutter contre la désertification, restaurer les terres et sols dégradés, notamment les terres touchées par la désertification, la sécheresse et les inondations, et s’efforcer de parvenir à un monde neutre en matière de dégradation des terres.

L’objectif de la NDT est de maintenir et d’augmenter la quantité des ressources en terres saines et productives au fil du temps. La NDT vise ainsi de passer du cercle vicieux « dégrader/abandonner/migrer » à celui vertueux de « protéger/préserver/restaurer » et de procurer des avantages immédiats et cumulativement importants à la société[1].

[] Mesures prises par la Conférence des Parties à sa treizième session, en ligne : Savoir plus

[] Voir généralement les décisions adoptées par les Parties, en ligne : Savoir plus…

; et ISDD, Résumé de la CdP13, p. 17.

[] ISDD, Résumé de la CdP 13, p. 17.

[] ISDD, Résumé de la CdP 13, p. 17. Pour consulter la publication : Savoir plus...

[] ISDD, Résumé de la CdP 13, p. 17.

Sur la NDT, consulter Perspectives territoriales mondiales (GLO), p. 310, en ligne : Savoir plus…

Éléments de l’intégration de l’objectif de développement durable 15 et de la cible 15.3 dans le cadre de l’application de la Convention

 La NDT présente pour la CNULCD une opportunité de démontrer l’aspect global des problématiques de désertification et de sécheresse à travers leurs liens avec la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire, la sécurité de l’approvisionnement en eau, ainsi qu’avec l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques et la biodiversité[1]. Il s’agit d’un moyen important pour promouvoir sa mise en œuvre. Aussi la NDT a-t-elle été placée au cœur du nouveau Cadre stratégique 2018-2030, dans son objectif no.1. Cela dit, le travail de la CNULCD sur le concept avait déjà commencé en 2013 et a beaucoup progressé, tel qu’illustré dans le tableau ci-dessous. Savoir plus…

Résultats des travaux de l’ISP au titre de l’objectif no.1 de son plan d’action 2018-2019

Objectif 1 : Fournir des données précises pour parvenir à la NDT (ICCD/CST(14)/2)

 

 

Actions / Résultats fournis

À retenir

Objectif 1.1. Donner des conseils sur la conception et la mise en œuvre de politiques et d’initiatives relatives à la NDT présentant des avantages multiples pour l’environnement et le développement ainsi que des synergies avec les autres Conventions de Rio, en particulier, pour les mesures d’adaptation au CC et d’atténuation de leurs effets

Rapport technique no. 1

Réaliser les avantages en termes de carbone des pratiques de gestion durable des sols : Lignes directrices pour l’estimation du carbone organique des sols dans le contexte de la planification et de la surveillance de la NDT

Guides pour :

§  L’identification des pratiques et approches de GDT appropriées pour maintenir et stocker le carbone dans les sols

§  L’évaluation des stocks de carbone pour la planification et le suivi des objectifs nationaux

Objectif 1.2. Fournir des données probantes à fondement scientifique sur la façon dont la NDT pourrait contribuer à améliorer le bien-être et les moyens de subsistance ainsi que la situation environnementale des populations touchées

Rapport technique no. 2

Créer un environnement favorable à la NDT et sa contribution potentielle à l’amélioration du bien-être, des moyens de subsistance et de l’environnement

Un cadre conceptuel pour aider les pays dans leurs efforts pour créer un environnement favorable à la NDT et à la réalisation de bénéfices multiples.

L’environnement favorable comprend des politiques et des réglementations appropriées et inclusives, des institutions engagées, un accès au financement et une interface science-politique efficace.

Migrations

Le Cadre stratégique 2018-2030 de la Convention reconnaît que la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse constituent des problèmes de dimension mondiale et contribuent à créer, et à aggraver, des problèmes économiques, sociaux et environnementaux, dont les migrations forcées[1].

[1] Cadre stratégique de la CNULCD 2018-2030 ;- Paragraphe no. 1.

Genre – égalité des sexes

Le Plan d’action pour l’égalité des sexes de la Convention (voir la figure ci-après) a été établi en application de la décision 30/COP.13 pour appuyer la mise en œuvre du Cadre stratégique de la Convention (2018-2030) et pour renforcer la mise en œuvre du cadre directif pour les activités de plaidoyer relatif à l’égalité des sexes (décision 9/COP.10)[1].

[1] Pour en savoir plus sur le Plan d’action pour l’égalité des sexes, 2018, en ligne : Savoir plus...

Sécheresse

D’après le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les sécheresses devraient s’intensifier tout au long du XXIe siècle. Le changement climatique risque d’en modifier les cycles, et d’accroître la fréquence ainsi que la sévérité des épisodes de sécheresse extrême (et de crues). La sécheresse entraîne de graves pénuries d’eau, des pertes économiques, des dégradations de l’environnement ainsi que des conséquences sociales telles que des migrations, de la pauvreté et de l’instabilité. Elle amplifie les tensions et la concurrence entre les différentes utilisations de l’eau. D’ici 2050, le nombre de personnes susceptibles de migrer en raison des processus de désertification et de sécheresse pourrait monter à 135 millions.

Tempêtes de sable et de poussière

Dans de nombreuses régions, les populations sont depuis longtemps exposées au risque de tempêtes de sable et de poussière qui suscite des préoccupations quant à l’environnement, à l’économie et à la société. Ces préoccupations s’aggravent en raison de l’augmentation récente de la fréquence et de l’intensité de ces phénomènes, des augmentations anticipées à cause du changement d’affectation des terres dans les zones sources, et des changements climatiques.

Les principales causes de tempêtes de sable et de poussière sont la désertification, la dégradation des terres et les changements climatiques, du fait en particulier d’une utilisation non durable des terres et de l’eau, d’épisodes de vents extrêmes plus fréquents, d’une plus grande aridité dans certaines régions, ainsi que de sécheresses plus fréquentes, plus graves et plus longues. Les sécheresses, qui vont généralement de pair avec un déclin de la végétation et des sols plus secs, se soldent souvent par une activité plus importante des tempêtes de sable et de poussière. La couverture végétale clairsemée, conjuguée à des terres et des sédiments secs et friables, crée des conditions propices à ces phénomènes. L’importance relative, au niveau mondial, des causes naturelles par rapport à celles imputables à des pratiques d’utilisation et de gestion des terres qui auraient accru l’érosion par le vent n’est pas établie avec certitude, mais la distinction est importante[1]. La NDT peut constituer un point de départ efficace et pragmatique pour identifier et mettre en œuvre des pratiques de restauration ou de conservation et pour prendre en compte l’approche sensible à la problématique femmes-hommes préconisée par le Plan d’action pour l’égalité des sexes relevant de la Convention. En outre, les tempêtes de sable et de poussière étant par essence une problématique transfrontière, une coopération renforcée est nécessaire.

Un cadre directif relatif aux tempêtes de sable et de poussière a été établi par la CNULCD en 2013[2]. Son but est de réduire la vulnérabilité de la société face à ce risque récurrent en atténuant les effets de l’érosion par le vent et les tempêtes de sable et de poussière. Il préconise d’axer les efforts sur trois points : (i) la gestion d’après-crise (procédures d’intervention d’urgence) ; (ii) la gouvernance avant les crises pour renforcer la résilience, réduire la vulnérabilité et réduire au minimum les effets (atténuation) ; (iii) les plans et politiques de préparation.

[1] ICCD/COP(13)/19 ;- Savoir plus… ;- Cadre directif concernant les tempêtes de sable et de poussière ;- pp.14-20

 

Domaines d’action prioritaires du cadre directif des activités de plaidoyer relatives aux tempêtes de sable et de poussière (d’après ICCD/COP(13)/19)

Points saillants dont il sera question lors des rencontres 

1

La mise en place d’un mécanisme en vue d’intégrer et de renforcer les efforts déployés par les Parties, stimuler la coopération et améliorer la gestion de ces phénomènes à la source.

2

L’élaboration et la mise en œuvre aux niveau national, régional et mondial des politiques pertinentes de réduction des risques intégrant les questions de genre.

3

Le perfectionnement de la base topographique sur les zones d’origine des tempêtes de sable et de poussière à l’échelle mondiale, régionale et nationale.

Régimes fonciers

La question des régimes fonciers est nouvellement intégrée dans les discussions de la CdP. La FAO définit le régime foncier[1] comme étant le rapport, défini par la loi ou la coutume, qui existe entre des individus ou des groupes relativement aux terres. C’est un ensemble de règles qui définissent la répartition des droits de propriété sur les terres, les modalités d’attribution des droits d’utilisation, de contrôle et de transfert des terres ainsi que les responsabilités et limitations correspondantes.

La décision 7/COP.13, « Le futur cadre stratégique de la Convention », prend note des Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers de la terre, des pêches et des forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale énoncées par la FAO (VGGT, de par leur acronyme anglais)[2], et reconnaît ainsi sa contribution potentielle à la mise en œuvre effective du Cadre stratégique de la Convention 2018-2030. En outre, le cadre conceptuel scientifique pour la NDT[3], approuvé dans la décision 18/COP.13, recommande l’adoption des VGGT.

Les liens de causalité entre la sécurité des droits fonciers et la dégradation des terres sont nombreux. La sécurité foncière tend à favoriser la conservation et la gestion durable. En effet, elle rend les propriétaires suffisamment confiants et motivés pour adopter des pratiques de conservation des ressources dans des perspectives de rentabilité à moyen et long terme. Au contraire, ceux qui ne bénéficient pas de la même sécurité des droits fonciers n’ont pas la même motivation à investir, et dégradent souvent les terres dans la crainte qu’elles ne leur soient enlevées : ils tentent ainsi d’en tirer le maximum de bénéfices à court terme. La dégradation et la réduction de la productivité qui en résulte entraînent un défrichement et une exploitation de surfaces supplémentaires afin de répondre aux besoins alimentaires de base et aux autres besoins des ménages, en empiétant souvent sur des terres marginales.

[1] Études sur les régimes fonciers ;- Savoir plus...

[2] Savoir plus…

[3] Document ICCD/COP(13)/CST/2.

Points saillants dont il sera question lors des rencontres 

1

Les moyens de créer un environnement favorable à une gouvernance foncière responsable qui comprennent notamment : la reconnaissance du droit coutumier, l’accès égal à la terre aux hommes et aux femmes, l’utilisation des TIC pour l’enregistrement des droits fonciers, la reconnaissance et la mise en place des institutions de résolution des litiges.

2

L’utilisation des principes des VGGT, en particulier dans les processus de planification spatiale, dans la mise en œuvre des activités de NDT et dans la définition de cibles de NDT.

Mobilisation d’investissements et mécanismes financier

Le document ICCD/CRIC(18)/7 fait état des démarches du MM pendant les deux dernières années et des recommandations pour la suite. Les activités menées et les conclusions/recommandations du MM pour leur poursuite sont détaillées dans le tableau ci-dessous.

Activités du Mécanisme mondial

Le document ICCD/CRIC(18)/7 rapporte les activités du MM concernant la mobilisation de ressources pour la mise en œuvre de la Convention. Le tableau suivant présente ce bilan et les conclusions et recommandations du MM en rapport avec 1) l’établissement d’environnements favorables; 2) l’accès aux financements existants et 3) les nouveaux financements et les projets innovants:

Fonds NDT

À la suite de la décision 3/COP.12, le MM s’est associé aux gouvernements de la France, du Luxembourg et de la Norvège, ainsi qu’à la Fondation Rockefeller dans ses efforts pour développer et rendre opérationnel le Fonds pour la NDT. Ces partenaires ont également appuyé la structuration initiale et le fondement juridique du Fonds, ainsi que le processus de recherche et de sélection du gestionnaire de fonds du secteur privé. Savoir plus…

Évaluation à mi-parcours du Cadre stratégique de la Convention (2018-2030)

La CNULCD a adopté, lors de la CdP 13, le Cadre stratégique de la Convention (2018-2030) (décision 7/COP.13). La CdP 13 a également décidé que son Bureau devrait élaborer les modalités, les critères et le mandat de l’évaluation à mi-parcours de ce Cadre stratégique afin de les proposer pour adoption à la CdP 14 (décision 13/COP.13). L’évaluation aura lieu en 2024-2025, et les préparatifs seront complétés pour la CdP 16 (en 2023).

Cette évaluation à mi-parcours a pour but d’examiner la mise en œuvre des cinq objectifs stratégiques du Cadre (pour davantage de détails sur le Cadre stratégique, se référer à la section 2.2 du présent Résumé, ou à la section correspondante du Guide), d’identifier les obstacles, les acteurs clés, les approches qui se seront avérées fructueuses, et donc de formuler et communiquer des recommandations pour la deuxième partie du parcours. L’évaluation portera sur quatre éléments interdépendants :

  1. a)  La pertinence toujours actuelle du Cadre stratégique ; 

  2. b)  Les progrès réalisés pour atteindre les cinq objectifs stratégiques ; 

  3. c)  Les efforts déployés en regard des buts et des responsabilités énoncés dans le cadre de mise en œuvre ;
  4. d) L’efficacité du processus de présentation de rapports et d’examen concernant le Cadre stratégique (2018-2030).

Il est à souligner que l’évaluation examinera la prise en compte, dans la mise en œuvre du Cadre stratégique et dans le processus de présentation de rapports et d’examen, des politiques et mesures sensibles au genre.

Un groupe de travail intergouvernemental, dont les membres seront désignés par la Conférence des Parties, sur proposition des différents groupes régionaux, réalisera l’évaluation avec le soutien du secrétariat. Les étapes de l’évaluation seront les suivantes :

  • Une évaluation réalisée par un expert indépendant sous la supervision du groupe de travail. Ses résultats, fondés sur des données fiables et vérifiées et sur une analyse objective, seront présentés dans un rapport qui contiendra conclusions et recommandations provisoires. Les données proviendront des rapports nationaux transmis par les Parties.
  • L’évaluation indépendante fera l’objet d’un processus de consultation participatif lors de l’une des réunions intersessions du CRIC.
  • L’évaluation se conclura sur une décision de la CdP lors de la session qui suivra la rencontre du CRIC.

Segment de haut niveau

Le segment de haut niveau sera organisé par le pays hôte et le secrétariat et se tiendra les 9 et 10 septembre 2019. Les tables rondes de haut niveau et les séances de dialogue attireront l’attention sur le visage humain de la désertification/dégradation des terres et de la sécheresse. En mettant l’accent sur les questions d’amélioration du bien-être humain et des opportunités économiques, le segment devrait donner un élan politique aux délibérations des Parties et renforcer l’engagement des diverses parties prenantes dans la mise en œuvre de la Convention. Outre les tables rondes ministérielles et les séances de dialogue interactif susmentionnées, les ministres auront la possibilité de faire des déclarations officielles dans une salle mise à leur disposition.

Terres, climat et énergies renouvelables

La gestion des terres demeure un moyen sous-exploité de lutter contre les changements climatiques. Pourtant, les investissements dans la gestion des terres sont avantageux à plusieurs égards. Savoir plus….

Communautés rurales et urbaines – échouer ou prospérer ensemble

La gestion des terres est fortement liée aux questions de zones d’habitation, de logements sains, et d’accès à l’eau et à la nourriture. Les zones rurales et urbaines ont chacune des enjeux propres et des enjeux connectés, et le déplacement important des populations des zones rurales vers les zones urbaines que l’on constate actuellement dans le monde génère également de nombreux enjeux, tel qu’explicité dans l’infographie suivante. La tendance mondiale est à l’augmentation de la population, et cette augmentation est plus importante dans des villes que dans les zones rurales. Savoir plus…

Promouvoir un mouvement mondial pour la remise en état des écosystèmes

Cette table ronde permet de raccorder le travail de la CNULCD à celui d’autres institutions œuvrant à la restauration des terres dans un mouvement plus large de développement durable. Le GIEC présentera lors de cette table ronde les résultats d’un rapport sur le changement climatique, la désertification, la dégradation des sols, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire et les flux de GES dans les écosystèmes terrestres. Savoir plus…

Une approche axiologique de la gestion responsable des terres

Face à la surexploitation que la terre subit actuellement se dessine un mouvement éthique de la gestion des terres. Ses acteurs ont des points de départs variables, mais semblent se rassembler autour du désir de changer les schémas de production et de consommation, à travers des approches différentes, tant par rapport à leurs carrières qu’à leurs modes de vie. Cette évolution des valeurs est principalement attribuée à l’enjeu des changements climatiques, auquel la jeune génération est particulièrement sensibilisée. C’est donc cette jeune génération qui constitue le moteur du changement.

Programme et budget

La présente section constitue un survol de l’information fournie par le secrétariat concernant les questions de programme et de budget. Davantage de détails se trouvent dans la section correspondante du Guide.

Le document ICCD/COP(14)/12 préparé par le secrétariat résume les conclusions du dernier rapport du Bureau d’évaluation.[1] L’évaluation effectue également un suivi des évaluations précédentes, en examinant les actions entreprises pour la mise en œuvre des recommandations contenues à ces évaluations.

[1] ICCD/COP(14)/12 – Report of the Evaluation Office. Note du secrétariat.

Règlement et règles des Nations Unies régissant la planification des programmes, les aspects du budget qui ont trait aux programmes, le contrôle de l’exécution et les méthodes d’évaluation. Document ST/SGB/2016/6 ; veuillez consulter aussi la version précédente : ST/SGB/2000/8.

Participation et implication des OSC dans les rencontres et les processus de la CNULCD

La question de l’implication des organisations de la société civile (OSC) dans la mise en œuvre de la Convention et de leur participation dans les rencontres officielles de la CNULCD a commencé à être directement abordée par la CdP en 2009. La décision 5/COP.9 a créé le Panel OSC pour coordonner l’implication des OSC accréditées à la CdP. Il est composé de cinq membres, représentant chacun l’un des cinq groupes régionaux des Nations Unies. La CdP 10 avait requis que la CdP 13 procède à une évaluation des procédures révisées d’accréditation sur la base de l’implication des OSC. La CdP 13 a avalisé les conclusions de l’étude indépendante effectuée à cette fin, et a demandé à ce qu’un rapport de leur mise en œuvre soit effectué par le secrétariat pour la CdP 14. Savoir plus…

Participation et implication du secteur privé dans les rencontres et les processus de la CNULCD et stratégie d’engagement des entreprises

L’implication du secteur privé dans les activités de la Convention a été encouragé et encadré par les décisions 5/COP.11, 6/COP.12 et 6/COP.13. Les Parties ont demandé au secrétariat d’établir une Stratégie de mobilisation des entreprises (SME), qui a été présentée aux Parties à la CdP 12. Elle gouverne depuis les relations entre la Convention et les entreprises privées. Le secrétariat, dans la note ICCD/COP(14)/14[1], présente sept partenariats qui ont été établis entre la Convention et les entreprises dans le cadre de la SME.

[1] ICCD/COP(14)/14 – Participation and involvement of the private sector in meetings and processes of the United Nations Convention to Combat Desertification. Note du secrétariat. Savoir plus…

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