Participation et implication des OSC dans les rencontres et les processus de la CNULCD

La question de l’implication des organisations de la société civile (OSC) dans la mise en œuvre de la Convention et de leur participation dans les rencontres officielles de la CNULCD a commencé à être directement abordée par la CdP en 2009. La décision 5/COP.9 a créé le Panel OSC pour coordonner l’implication des OSC accréditées à la CdP. Il est composé de cinq membres, représentant chacun l’un des cinq groupes régionaux des Nations Unies. La CdP 10 avait requis que la CdP 13 procède à une évaluation des procédures révisées d’accréditation sur la base de l’implication des OSC. La CdP 13 a avalisé les conclusions de l’étude indépendante effectuée à cette fin, et a demandé à ce qu’un rapport de leur mise en œuvre soit effectué par le secrétariat pour la CdP 14.

Le secrétariat indique, dans le document ICCD/COP(14)/13[1], avoir facilité l’accréditation pour l’accès des OSC aux CdP, et avoir assisté ces OSC dans l’obtention de financement pour le fonctionnement du Panel et pour leur participation aux activités de la CdP.[2] Les enjeux principaux sur lesquels le Panel travaille sont les suivants : les interactions avec les OSC, la participation des OSC dans les rencontres officielles de la CNULCD, les activités relatives au Fonds NDT, et le dispositif d’assistance technique du Fonds NDT. Le Panel a été présent au CRIC 17 tenu en janvier 2019 ainsi qu’au premier comité directeur pour le Fonds NDT, et a participé activement au travail de l’ISP.

L’évaluation indépendante a formulé trois recommandations :

  • Que le Panel développe des lignes directrices opérationnelles ou termes de références, incluant un plan stratégique défini dans le temps.
  • Que le Panel développe un plan de communication.
  • Que le secrétariat continue de soutenir le travail des OSC accréditées aux niveaux international, national et local, dans la mise en œuvre de la Convention.

L’expérience des deux dernières années concernant le Panel OSC semble fructueuse. Son existence facilite la coordination des OSC au niveau international. Le plan biennal du Panel est utile, bien que des raisons matérielles aient empêché que toutes les activités prévues puissent être réalisées. La visibilité aux niveaux régional et local demeure un problème, et le secrétariat suggère aux Parties de faire la promotion du Panel à l’interne.

[1] ICCD/COP(14)/13 – Participation and involvement of civil society organizations in meetings and processes of the United Nations Convention to Combat Desertification. Note du secrétariat.

[2] ICCD/COP(14)/13 – Participation and involvement of civil society organizations in meetings and processes of the United Nations Convention to Combat Desertification. Note du secrétariat.

Participation et implication du secteur privé dans les rencontres et les processus de la CNULCD et stratégie d’engagement des entreprises

L’implication du secteur privé dans les activités de la Convention a été encouragé et encadré par les décisions 5/COP.11, 6/COP.12 et 6/COP.13. Les Parties ont demandé au secrétariat d’établir une Stratégie de mobilisation des entreprises (SME), qui a été présentée aux Parties à la CdP 12. Elle gouverne depuis les relations entre la Convention et les entreprises privées. Le secrétariat, dans la note ICCD/COP(14)/14[1], présente sept partenariats qui ont été établis entre la Convention et les entreprises dans le cadre de la SME.

Il s’agit tout d’abord du Fonds NDT. Selon le secrétariat, l’initiative a notamment montré qu’il était possible d’intéresser des entités qui se tournent habituellement vers les énergies renouvelables. Par ailleurs, le MM a piloté, au Ghana et au Burkina Faso, un projet de développement des chaînes de valeurs concernant des produits actuellement sous-utilisés, tels que le baobab, le moringa et le fonio, et qui présentent un potentiel économique et d’amélioration du niveau de vie. L’objectif de ce projet est la création d’emplois verts; l’approche suivie est (1) fondée sur la demande, et (2) conduite par les entreprises. Le projet a impliqué la création de coopératives locales, ainsi qu’un contrat avec un acheteur international. Il semble avoir eu un effet transformateur pour les 24 communautés impliquées et compte plus de 11 000 bénéficiaires.

D’autres types de partenariat ont également pris forme. Le Forum des entreprises pour la gestion durable des terres a été tenu à quatre reprises, et sera organisé pour la cinquième fois immédiatement après la CdP 14. Lors de la CdP 13, durant laquelle le quatrième forum a eu lieu, sa déclaration avait été prise en compte dans le rapport final de la CdP. L’Académie de leadership des sols est une initiative en partenariat public-privé fonctionnant comme une plateforme de connaissances qui vise à aider les décideurs à atteindre la NDT. Un mémorandum d’accord a été signé par la CNULCD et l’Alliance solaire internationale, étant donné que cette source d’énergie renouvelable permet une gestion durable des terres et une croissance économique durable.

En parallèle au projet de la Grande muraille verte, le MM a monté une plateforme de formation pour favoriser l’entrepreneuriat vert. Un programme pilote de formation s’est tenu en avril 2019 à Bolgatanga, Ghana. Des décideurs et des entrepreneurs du Burkina Faso, du Ghana, du Mali, du Niger et du Sénégal ont échangé sur leurs expériences dans le développement de chaînes de valeurs pour des produits provenant de zones arides afin de poursuivre dans cette voie.

[1] ICCD/COP(14)/14 – Participation and involvement of the private sector in meetings and processes of the United Nations Convention to Combat Desertification. Note du secrétariat.

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