Dans de nombreuses régions, les populations sont depuis longtemps exposées au risque de tempêtes de sable et de poussière qui suscite des préoccupations quant à l’environnement, à l’économie et à la société. Ces préoccupations s’aggravent en raison de l’augmentation récente de la fréquence et de l’intensité de ces phénomènes, des augmentations anticipées à cause du changement d’affectation des terres dans les zones sources, et des changements climatiques.

Les principales causes de tempêtes de sable et de poussière sont la désertification, la dégradation des terres et les changements climatiques, du fait en particulier d’une utilisation non durable des terres et de l’eau, d’épisodes de vents extrêmes plus fréquents, d’une plus grande aridité dans certaines régions, ainsi que de sécheresses plus fréquentes, plus graves et plus longues. Les sécheresses, qui vont généralement de pair avec un déclin de la végétation et des sols plus secs, se soldent souvent par une activité plus importante des tempêtes de sable et de poussière. La couverture végétale clairsemée, conjuguée à des terres et des sédiments secs et friables, crée des conditions propices à ces phénomènes. L’importance relative, au niveau mondial, des causes naturelles par rapport à celles imputables à des pratiques d’utilisation et de gestion des terres qui auraient accru l’érosion par le vent n’est pas établie avec certitude, mais la distinction est importante[1]. La NDT peut constituer un point de départ efficace et pragmatique pour identifier et mettre en œuvre des pratiques de restauration ou de conservation et pour prendre en compte l’approche sensible à la problématique femmes-hommes préconisée par le Plan d’action pour l’égalité des sexes relevant de la Convention. En outre, les tempêtes de sable et de poussière étant par essence une problématique transfrontière, une coopération renforcée est nécessaire.

Un cadre directif relatif aux tempêtes de sable et de poussière a été établi par la CNULCD en 2013[2]. Son but est de réduire la vulnérabilité de la société face à ce risque récurrent en atténuant les effets de l’érosion par le vent et les tempêtes de sable et de poussière. Il préconise d’axer les efforts sur trois points : (i) la gestion d’après-crise (procédures d’intervention d’urgence) ; (ii) la gouvernance avant les crises pour renforcer la résilience, réduire la vulnérabilité et réduire au minimum les effets (atténuation) ; (iii) les plans et politiques de préparation.

[1] ICCD/COP(13)/19 ;- https://www.unccd.int/sites/default/files/sessions/documents/2017-08/ICCD_COP%2813%29_19-1711042F.pdf;- Cadre directif concernant les tempêtes de sable et de poussière ;- pp.14-20

Domaines d’action prioritaires du cadre directif des activités de plaidoyer relatives aux tempêtes de sable et de poussière (d’après ICCD/COP(13)/19)

Dans le document ICCD/COP(14), le secrétariat rend compte des activités mises en œuvre pour le suivi de ce cadre, conformément à la décision 31/COP.13. Les principales activités réalisées dans ce sens, sont :

  • Coalition des Nations unies pour la lutte contre les tempêtes de sable et de poussière: mise en place à la vingt-quatrième réunion des hauts fonctionnaires du Groupe de la gestion de l’environnement, en application de la résolution 72/225 de l’Assemblée générale des Nations unies. La Coalition a défini son mandat et élaboré un plan de travail en consultation avec les organisations participantes.
  • Partenariat, plaidoyer et collaboration : Le secrétariat a participé au Dialogue interactif de haut niveau de l’Assemblée générale sur les tempêtes de sable et de poussière, qui s’est tenu au siège de l’ONU à New York le 16 juillet 2018 ; il a également contribué à l’élaboration du rapport du Secrétaire général intitulé « Lutte contre les tempêtes de sable et de poussière » soumis à la soixante-treizième session de l’Assemblée générale. La collaboration du secrétariat s’est étendue au réseau de lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse en Asie du Nord-Est ainsi qu’à plusieurs autres organismes des Nations unies (PNUE, OMM, etc.) pour l’organisation de réunions, de stages de formation et d’ateliers.
  • Renforcement des capacités : le secrétariat de la Convention a organisé son premier salon mondial de la formation au renforcement des capacités, en janvier 2019, à Georgetown, où un module du programme de formation était réservé à cette question thématique. Le secrétariat a également mis au point, en collaboration avec le PNUE et l’OMM, des modules de formation et des supports pédagogiques en ligne sur la gestion des risques liés aux tempêtes de sable et de poussière.
  • Élaboration et mise en œuvre de politiques nationales et régionales suivant les trois mesures transversales et intégrées préconisées par le cadre directif (cf. figure no.1) :
    • Une base topographique sur les zones d’origine des tempêtes de sable et de poussière a été établie à l’échelle mondiale.
    • Le « Recueil d’informations et de recommandations concernant l’évaluation et la gestion des risques relatifs aux tempêtes de sable et de poussière » a été élaboré.
    • Des projets pilotes ont été lancés pour favoriser l’élaboration de programmes, de politiques et de cadres aux échelles nationale et régionale en Chine, au Kazakhstan, au Koweït, en Mongolie, au Nigéria, en Ouzbékistan, et au Turkménistan, l’accent étant mis sur l’atténuation des effets, et notamment sur la gestion des facteurs anthropiques.

Points saillants dont il sera question lors des rencontres  

1

La mise en place d’un mécanisme en vue d’intégrer et de renforcer les efforts déployés par les Parties, stimuler la coopération et améliorer la gestion de ces phénomènes à la source.

2

L’élaboration et la mise en œuvre aux niveau national, régional et mondial des politiques pertinentes de réduction des risques intégrant les questions de genre.

3

Le perfectionnement de la base topographique sur les zones d’origine des tempêtes de sable et de poussière à l’échelle mondiale, régionale et nationale.

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